Une collection conservatoire de légumes d'Île-de-France

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En 2015, les jardiniers s’essaient à la culture de cette collection régionale, reconnue par le conservatoire des plantes d’Île-de-France de Savigny-le-Temple.

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Au XIXe siècle, au temps de Gustave Caillebotte, Paris était entouré de terres maraîchères dont les produits remplissaient chaque matin les Halles au cœur de Paris (cf. l'arrivée des légumes aux Halles si bien décrite par Zola dans : Le ventre de Paris).

Au fil des ans, certaines variétés de légumes vont prendre le nom de la commune francilienne dont elles font la renommée : la chicorée frisée de Meaux, la laitue blonde de Paris, l’épinard monstrueux de Viroflay, le potiron rouge vif d’Étampes, le chou de Pontoise…

Elles sont répertoriées dans le catalogue Vilmorin de 1883.

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Une histoire de légumes

Chou gros des Vertus, navet des Vertus marteau, oignon jaune paille des Vertus… Mais de quelles vertus parle-t-on ?

Les jardiniers amateurs connaissent bien l’oignon jaune paille des Vertus et le navet marteau blanc du même nom. Ces deux stars du potager tirent leur nom d’une plaine située à quelques kilomètres du centre de Paris, la plaine des Vertus située sur les communes actuelles de La Courneuve et d’Aubervilliers. Les terres naturellement humides y favorisent le développement depuis le Moyen-Age d’une culture légumière qui nourrit une grande partie de la population parisienne. Jusque dans les dernières décennies du XIXe siècle elle est une des plus grandes plaines maraichères du pays. Les maraichers parisiens repoussés par l’urbanisation y installent des exploitations prospères. On compte sur les mille hectares de la plaine cinq cents ménages paysans qui produisent les légumes du quotidien parisien : chou, navet, poireau. Des milliers de chevaux également qui permettent de conduire ces tonnes de légumes vers les Halles parisiennes et de ramener les boues d’aisance de la capitale vers les terres de banlieue.